COMPAGNIE LA BRECHE

Aurélie Gandit – Perchée dans les arbres
Du 30 avril au 12 mai 2018 – Dans le cadre des Résidences croisées initiées par ICI — Centre chorégraphique national de Montpellier - Occitanie / Pyrénées - Méditerranée

La résidence d’Aurélie Gandit est organisée en partenariat avec le Centre de Développement Chorégraphique National, la Maison – Uzès – Gard – Occitanie et Scènes Croisées de lozère.

Les résidences croisées sont organisées en connivence avec des partenaires inscrits ou non sur le territoire de la région Occitanie. Elles permettent le soutien financier d’équipes artistiques, favorisent leur circulation et encouragent une possibilité de maillage et de mobilité sur les territoires.

"Perchée dans les arbres est une enquête sur une potentielle pratique féministe spirituelle. Peut-on essayer de faire ce grand écart pour relier la pratique spirituelle des grandes mystiques et du féminin sacré à un féminisme matérialiste engagé et politique ? Se pourrait-il qu’aujourd’hui l’étude et la pratique des multiples formes de l’élan spirituel devienne un outil de libération et d’émancipation des femmes (et donc des hommes) ? Le tout hors de dogmes religieux et sous-tendu par une certaine « incroyance » salvatrice ? Peut-on tenter de relier le spirituel et le matériel dans un élan libérateur ?
Cette enquête qui s’est ouverte en 2016 se poursuit jusqu’en 2018 sous formes de temps d’immersions au cœur de pratiques ésotériques et spirituelles menées par des femmes sorcières, mystiques, historiennes ou guérisseuses.
Cette enquête s’articule ainsi de moments pratiques et théoriques qui nous mènent à des états de corps et d’esprits hors du commun pour faire émerger des instants subtils d’expériences intérieures où mesure et démesure se mêlent, où présence intense et conscience modifiée ouvrent un autre espace-temps : une chamane, une sœur bénédictine, une philosophe, une yogini, une ostéopathe, une tantrika… Ces moments vécus avec elles servent de terreau à l’écriture des textes commandés à Magali Mougel et à l’écriture de la partition chorégraphique que j’écrirais avec et pour Morgan De Quelen.
L’enjeu du projet est de transformer cette matière impalpable d’expériences troublantes en mots et en corps pour partager un possible outil d’émancipation pour toutes les femmes... et tous les hommes. Créer une forme parlée et dansée afin de s’émanciper de nos conditions humaines parfois pesantes et désespérées mais toujours joyeuses ici ou là."

Aurélie Gandit

SORTIE DE RÉSIDENCE
Jeudi 3 mai 2018 à 18h
Aurélie Gandit interviendra en amont au Lycée Chaptal de Mende. Elle présentera dans le cadre de la semaine des arts, une adaptation de son solo, Histoire de peinture.